Meilleures actions suisses
La Suisse a une particularité rare en Bourse : un petit marché domestique, mais des entreprises qui vivent à l’échelle du monde. Quand vous achetez une action suisse, vous n’achetez pas “la Suisse” au sens strict. Vous achetez souvent une machine globale à cash-flow, exposée aux États-Unis, à l’Europe, à l’Asie, avec des marques, des brevets, des réseaux de distribution et une discipline financière qui font la réputation du pays.

Quels sont les meilleures actions suisses pour investir en Bourse ?
Les actions suisses sont beaucoup utilisées dans les portefeuilles long terme : elles combinent souvent trois ingrédients difficiles à réunir en même temps — visibilité, qualité, résilience. Mais cette image “défensive” peut être trompeuse. Le marché suisse est concentré (beaucoup de santé et de consommation), et certaines valeurs sont très chères quand tout le monde cherche la qualité au même moment.
L’objectif de cet article est simple : vous aider à identifier les actions suisses les plus cohérentes selon votre profil (dividendes, croissance, cyclique, “qualité premium”), et à comprendre ce que vous achetez réellement derrière chaque nom.
Pourquoi la Suisse est un marché à part
Le SMI et les grandes capitalisations suisses sont dominés par des champions mondiaux. Cela crée deux effets.
D’abord, la dépendance à l’économie suisse est faible : Nestlé, Roche, Novartis, Richemont ou ABB réalisent l’essentiel de leur activité hors du pays. Ensuite, la devise compte : pour un investisseur en euros, une partie du “rendement” peut venir (ou être amputée) par l’évolution du CHF face à l’EUR.
Autrement dit, investir en actions suisses, c’est autant une décision “entreprises” qu’une décision “exposition internationale + devise”.
La meilleure façon de lire ce comparatif
Plutôt que de réciter une liste, il est plus utile de raisonner par “blocs” : quelles actions suisses jouent quel rôle dans un portefeuille ?
Je vous propose de les classer en quatre familles : les défensives qualité, les machines industrielles de long terme, la finance/assurance (rendement et cycle), et les valeurs de croissance plus sensibles.
Note rapide : les prix et métriques chiffrées de votre tableau sont une photo à un instant T ; l’intérêt ici est la logique économique, pas le centime.
1) Les défensives “qualité mondiale” : le socle suisse
Il y a une raison pour laquelle beaucoup de portefeuilles long terme ont au moins une ligne suisse : certaines entreprises ont une capacité rare à traverser les cycles.
Nestlé (NESN) est l’archétype de la “qualité défensive”. Ce n’est pas une action spectaculaire, c’est une action de discipline : marques fortes, pricing power, cash-flow régulier. Elle peut décevoir quand le marché veut du momentum, mais elle tient souvent quand le marché devient nerveux.
Novartis (NOVN) et Roche (ROG) représentent l’autre pilier historique de la Suisse : la santé. La thèse n’est pas seulement “les gens vieillissent”. C’est surtout : portefeuille de traitements, innovation, capacité à financer la R&D dans la durée. En contrepartie, ce sont des sociétés où la visibilité dépend aussi des cycles de brevets, des décisions réglementaires et du succès du pipeline.
Si vous cherchez une base solide, ces valeurs-là jouent souvent un rôle de “colonne vertébrale” : pas forcément celles qui font +40% en un an, mais celles qui permettent de rester investi sur 10–20 ans.
2) Les “premium compounders” : chers, mais pas par hasard
Certaines actions suisses ne sont pas défensives au sens “faible volatilité”. Elles sont défensives au sens “capacité à protéger les marges”.
Givaudan (GIVN) et Geberit (GEBN) sont typiques de ce style suisse “premium industriel”. Elles vendent des produits où la qualité, le savoir-faire, la relation client et la complexité technique créent une barrière à l’entrée. Le résultat : des marges élevées, une régularité impressionnante… mais souvent des multiples de valorisation exigeants.
Sika (SIKA) est dans une logique proche, avec un moteur de croissance plus visible : matériaux spécialisés, construction et industrie, innovation produit. Le marché la paie souvent comme une valeur de qualité, ce qui implique d’accepter que l’action peut souffrir si la croissance ralentit ou si les taux remontent durablement (car la “qualité chère” est sensible au coût du capital).
Le point clé ici : ces actions sont rarement “bon marché”. Elles se justifient quand vous cherchez des entreprises capables de composer sur 10–20 ans, et que vous acceptez de payer pour cette régularité.
3) Industrie et transition : la Suisse “utile” au monde
Si vous voulez une exposition suisse moins concentrée sur la santé et la conso, les industrielles sont souvent le meilleur levier.
ABB (ABBN) est un candidat naturel : automatisation, électrification, efficacité énergétique. La thèse long terme est lisible : modernisation industrielle, réseaux électriques, data centers, robotisation. C’est une valeur de cycle industriel, mais avec des tendances structurelles derrière.
Holcim (HOLN) est plus cyclique, plus sensible aux infrastructures et à la construction. Elle peut très bien se comporter dans certaines phases macro, mais elle vous expose davantage à la dynamique de demande, aux coûts (énergie, matières) et à la cyclicité.
L’idée n’est pas de dire “industrie = mieux”. L’idée est de comprendre le rôle : ABB peut être une brique long terme “transition/efficacité”, Holcim une brique plus opportuniste liée au cycle infrastructures.
4) Finance et assurance : rendement, discipline, mais cycles réels
Le bloc finance suisse peut être très intéressant, mais il faut l’aborder sans illusion : ce sont des métiers cycliques, même quand ils sont très bien gérés.
Zurich Insurance (ZURN) et Swiss Re (SREN) sont souvent regardés pour leur profil rendement et leur discipline de souscription. L’assurance peut donner une impression de stabilité, mais elle a ses propres risques : sinistralité, événements extrêmes, tarification, marchés financiers.
UBS (UBSG) est un cas à part : gestion de fortune mondiale, plus une banque d’investissement, plus l’intégration d’un choc historique (Credit Suisse). La thèse est “leadership + synergies + franchise wealth management”, mais le profil reste plus sensible au cycle et à l’exécution.
Dans un portefeuille, ces lignes peuvent jouer un rôle “dividende + valeur + normalisation”, mais elles demandent davantage de tolérance aux épisodes de volatilité.
5) Croissance “plus nerveuse” : belle option, mais à doser
Toutes les actions suisses ne sont pas des forteresses défensives. Certaines sont plus “marché”, plus sensibles aux cycles technologiques ou de consommation.
Partners Group (PGHN) est une exposition aux private markets via un acteur majeur. Sur le long terme, la thèse peut être très solide, mais elle reste liée à la collecte, aux valorisations, et au cycle des actifs alternatifs.
Logitech (LOGN) et Adecco (ADEN) sont plus cycliques et plus “macro”. Logitech dépend de cycles produits, de la demande et de segments comme le gaming ou le travail hybride. Adecco est directement exposée au marché de l’emploi : en reprise, cela peut bien fonctionner ; en ralentissement, l’effet est inverse.
Ces valeurs peuvent apporter du potentiel, mais elles sont rarement le cœur défensif d’un portefeuille suisse. Elles sont plus naturelles en satellites.
Comment choisir concrètement selon votre profil
Si vous deviez simplifier à l’extrême, voici la logique la plus robuste.
Pour un profil très prudent qui veut de la solidité : un mix “consommation + santé + assurance” fait souvent sens (sans sur-concentrer). Pour un profil long terme “qualité”, les compounders premium suisses sont pertinents, à condition d’accepter des valorisations élevées. Pour un profil plus dynamique, ajouter une couche industrie/transition et une petite dose de cycliques peut améliorer le potentiel… en échange d’une volatilité plus visible.
Les meilleures actions suisses ne sont pas “les plus excitantes”. Ce sont souvent celles qui permettent de tenir une stratégie pendant dix ans sans changer de cap tous les six mois. La Suisse offre un terrain exceptionnel pour ça : de la qualité globale, des modèles éprouvés, et une culture de discipline.
Mais pour bien investir en Suisse, il faut accepter deux réalités : le marché est concentré, et la qualité se paie. La bonne approche consiste donc moins à chercher “la meilleure action” qu’à construire un ensemble cohérent : un socle défensif, une brique industrie/transition si vous le souhaitez, et quelques satellites cycliques uniquement si votre profil le permet.
FAQs
Quelles sont les meilleures actions suisses pour un investissement long terme ?
Souvent celles qui combinent avantage compétitif, visibilité et discipline financière : grandes défensives (consommation, santé), et certains industriels de qualité.
Quelles actions suisses versent les meilleurs dividendes ?
Les assureurs et certaines grandes capitalisations suisses sont régulièrement recherchés pour le rendement, mais il faut regarder la soutenabilité (profits, cash-flow, cycles de sinistralité pour l’assurance).
Faut-il investir en CHF quand on achète des actions suisses ?
Pas forcément. Ce qui compte est votre exposition finale. Si votre compte est en EUR, vous aurez une exposition devise CHF implicite. Cela peut diversifier, mais aussi ajouter une variabilité.
Le marché suisse est-il trop concentré ?
Il peut l’être. Une forte part du SMI est concentrée sur la santé et la consommation. Cela rend le marché résilient, mais moins diversifié qu’un indice monde.
Quelle est la différence entre acheter des actions suisses et un ETF Suisse ?
L’ETF donne une exposition large (mais concentrée sectoriellement). Les actions individuelles permettent de choisir vos moteurs (dividende, santé, industrie), au prix d’un risque spécifique plus élevé.
Conseils de Darius
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.
Lorem ipsum
Lorem ipsum dolor sit amet consectetur amet in non lorem
Cet article ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Les informations partagées ont une vocation purement éducative et informative. Elles ne garantissent ni performance ni résultat, et peuvent évoluer avec le temps. e-Investing décline toute responsabilité quant aux décisions d’investissement prises sur la base de ce contenu.
Autres articles similaires
Voir plus
07.01.2026
•Rédigé par Darius CH




